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06.02.1897 – Die Zeitschrift „L'Illustration“ thematisiert die Kneippkur


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Noch zu Lebzeiten Kneipps thematisierte die französische Zeitschrift „L'Illustration“ die Kneippkur und Wörishofen - mit einem ziemlich gnadenlosen Verriss.

Bei der Abschrift des Textes stellte sich ein Déjà-vu-Effekt ein, denn schon bald wurde klar, dass der Artikel des Autors Pietro Moroges, der am 04.07.1897 in der italienischen Zeitschrift „La Tribuna illustrata della domenica“ erschien – somit kurz nach Kneipps Tod – vom selben Autor stammt. Nur dass aus dem „Pietro“ ein „Pierres Moroges“ wurde. Wenn Ihr Schul-Französisch also nicht mehr ganz frisch sein sollte, können Sie die Übersetzung des Artikels („La cure du curé Kneipp“ – Die Kur von Pfarrer Kneipp) auf der Seite über die italienische Zeitschrift nachlesen. Der große Vorteil der französischen Illustrierten: Der Abdruck auf den großformatigen Seiten (39,5 x 29,5 cm) ist viel besser und es sind außerdem noch zusätzliche Grafiken enthalten. In jedem Falle gilt: So eine „Rue de la Riviere“ klingt einfach mondäner als „Bachstraße“ (heute: Kneippstraße)!
Die Übereinstimmung der Texte zeigt entweder, wie vernetzt die Printmedien schon damals waren oder wie hier – ggf. über ein Pseudonym – eine bewusste Schmutzkampagne gegen Kneipp gefahren wurde, nach dem Motto: Bloß nicht hinfahren! Beispiel:
„Les hôtels sont détestables ; la soupe Kneipp, le pain Kneipp sont immangeables, la bière Kneipp est imbuvable ; et on ne vous sert point d'autre biere, on ne vous offre point d'autre soupe ni d'autre pain.“

Deutsche Übersetzung: Die Gasthäuser sind abscheulich, die Kneipp-Suppe und das Kneipp-Brot sind nicht essbar, das Kneipp-Bier ist nicht trinkbar und man kann kein anderes Bier, kein anderes Brot und keine andere Suppe bekommen.

Im Italienischen ist der Wortlaut identisch: „Gli alberghi sono detestabili, la zuppa Kneipp e il pane Kneipp non sono mangiabili ; la birra Kneipp è imbevibile, e non c'è modo di avere altra birra, altro pane, altra zuppa.“

Dass hinter solchen Aktivitäten wirtschaftliche Interessen standen, liegt nahe. Als Paradebeispiel für eine solche Kampagne sei ein Blick in die Schmähschrift des Mindelheimer Apothekers Adolf Boneberger aus dem Jahr 1898 empfohlen.

Der Wortlaut unterscheidet sich an der ein oder anderen Stelle und es findet sich Zusatzinformation, die in der italienischen Ausgabe fehlt, z.B.:

En 1892, trente mille malades venaient déjà faire une cure à Woerishofen. On en a compté en 1896 plus de soixante mille, dont vingt mille français.
Übersetzt: 1892 kamen schon 30.000 Kranke zur Kur nach Wörishofen. In der Zählung von 1896 mehr als 60.000, darunter 20.000 Franzosen.

Wer einen Detail-Vergleich anstellen möchte, gerne!

Das Original können Sie hier abrufen (pdf, ca. 50 MB), die Abschrift des französischen Originaltexts finden Sie unten. Die Wochenschrift – laut Wikipedia zwischen 1843 und 1955 erschienen – umfasst in der Ausgabe vom 6. Februar 1897 insg. 16 Seiten, die nicht nach Einzelausgaben, sondern nach dem Gesamtjahr nummeriert sind. Die Titelseite mit der Eingangsgrafik der Wörishofer Bachstraße (bzw. heute hier: Kneippstraße) im Winter – gezeichnet am 20.1.1897 (der Künstlername ist schlecht lesbar, ev. „T. K. Hornen“) – ist Seite 85, der Artikel beginnt auf S. 86 unten, die Haupt-Textseiten sind 87 und 90. Auf den Seiten 88 und 89 sind quer zwei weitere dekorative Grafiken abgedruckt: Kneipp beim Vortrag in der Wandelhalle („La conférence“) und Spaziergang nach dem Bad („La promenade aprês le bain“). Die Grafik auf Seite 89 ist mit 22.01.1897 datiert.
Die großen Bilder sind hier zusätzlich randlos eingepflegt (als jpg), das Eingangsbild auch in einer entrasterten Variante.
Auf einer franz. Seite (mit kommerziellem Hintergrund) lassen sich viele Ausgabe und Zusatzinfos abrufen, nur wenige Exemplare sind kostenfrei; der Suchbegriff „Kneipp“ ergibt sechs Treffer.

Noch ein Highlight: Ein Foto von ca. 1890 (Sammlung Helmut Scharpf; unrestaurierte Fassung) zeigt Kurgäste im Wettbach (Wörthbach) in der Kneippstraße, der heutigen Fußgängerzone von Bad Wörishofen. Weder in Wörishofen, noch in Ottobeuren – hier sogar erst ab Juli 1954 – gab es zu der Zeit Wassertretanlagen im heutigen Sinne.

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LA CURE DU CURÉ KNEIPP
C'était la saison d'aller visiter le célèbre euré de Woerishofen [Wörishofen], Msg [Monsignore] Sebastien Kneipp, camérier secret de Sa Sainteté Léon XIII. Le curé Kneipp – il n'est permis à personne de l'ignorer – est un vieux prêtre bavarois qui a inventé une medication nouvelle ; et tout le monde sait également que cette medication consiste en des promenades, pieds nus, dans la rosée ; cela se dit, se croit, s'imprime couramment – et, en somme, c'est la vérité, encore qu'un peu simplifiée. Mais si nous admettons volontiers que, par les tièdes matinées d'étè, il ne soit ni malsain ni même désagréable de fouler, sans chaussures et sans bas, le gazon d'une pelouse soigneusement nettoyée de tout tesson de bouteille, nous nous laissons convaincre plus difficilement de l'utilité et du charme qu'il y a à pratiquer le même exercice en hiver et dans la neige.

Aussi, apprendre qu'à Woerishofen, près Munich, plusieurs centaines de malades étaient, par la rude saison que nous venons de traverser, soignes selon les procédés Kneipp, sous la direction du curé Kneipp luimême, et ne pas aller voir comment cela se passait, – c'eùt été trahir la curiosité générale.

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[Grafiken auf dieser Seite:]

Arrivée des malades à l'établissement Kneipp.
[Ankunft der Kranken in der Kneipp-Anstalt; Grafik von SC. Reymond]
La consultation
[Die Sprechstunde; Grafik von SC. Reymond]
Monseigneur KNEIPP
[Monsignore KNEIPP (nach einem Foto von Fritz Grebmer)]

… Woerishofen n'est pas précisément dans la banlieue de Munich. Il faut pour s'y rendre monter dans un des trains omnibus qui se dirigent vers Lindau. La voie ferrée court à travers un paysage désolé. A droite et à gauche ce sont d'infinis marécages, actuellement gelés et couverts de neige.

A 77 kilomètres de Munich, on quitte la grande ligne à la petite gare de Turkheim-en Bavière, et l'on monte dans un car électrique qui vous conduit sans arrêt au village de Woerishofen, distant de 10 kilometres environ.

Ce car à fil aérien est une première surprise. Déjà on entrevoit confusément un autre Woerishofen et un autre Kneipp que ceux de la légende. Pour conduire les malades désabusés, qui ont renoncé aux soins impuissants des docteurs, jusq'au presbytère du vieux curé en qui ils ont mis leur dernier espoir, est-il donc besoin d'un véhicule de cette importance? On arrive, et tout de suite la vérité apparaît. Après desannées de lutte, l'heure du triomphe a sonné pour le curé Kneipp, et Woerishofen a vécu le roman bien connu de Maupassant, Mont-Oriol.

Le simple bourg bavarois est devenu une station balnéaire importante, et les paroissiens de Msg Kneipp ont abandonné avec empressement les travaux de la terre pour se consacrer à l'exploitation des baigneurs.

On ne nous a pas trompé en nous affirmant qu'il y avait à Woerishofen des baigneurs en toute saison. A peine est-on descendu du tramway que le plus étrange spectacle s'offre aux yeux. On vient de traverser une partie de l'Allemagne ; la tête à la portière du wagon, aux arrêts, on n'a vu que chefs de gare sanglés dans leurs uniformes, coiffés de leurs casquettes rutilantes, que civils et militaires chaussés de lourdes bottes, aux épaisses semelles, au talon frappant les dalles avec l'energie et la régularité d'un marteau-pilon ; et voici qu'une population bizarre surgit, accourue à la station pour voir les nouveaux arrivants : – hommes et femmes, pieds nus, tête nue, vous entourent, arpentent autour de vous le quai du débarcadère, vous étourdissent de leurs allées et venues, de leurs allures aussi extravagantes que leur aspect.

A la sortie, en voici d'autres, venant à votre rencontre ou vous dépassant, accélérant le pas, courant presque, avec de brusques mouvements d'ataxiques.

Les vêtements varient avec l'âge, le sexe, la condition sociale, mais toute cette population, indistinctement, a les pieds nus, protéges seulement – et pas chez tous – par des sandales que maintient une courroie, les jupes ou les pantalons retroussés jusqu'au genou, la tête nue ou couverte d'une casquette ajourée de cuir tressé. Notez que le thermomètre marque – 5° et qu'une épaisse couche de neige couvre le sol.

La rue qui part de la gare est bordée par un ruisseau que son courant rapide a préservé de la congélation : quelle n'est pas votre surprise en voyant un de ces personnages costumés en pêcheurs de crevettes marcher, à grandes enjambées, les pieds, les tibias et les mollets dans l'eau glacée, et un sourire satisfait aux lèvres. C'est un fou, pensez-vous ; ce sont tous des fous ; c'est un village de fous. Pas du tout : ce sont les baigneurs en traitement à Woerishofen.

Telle est la premiere impression. Quant au village, qui est aujourd'hui une petite ville, il se compose de chalets aux toits immenses, aux fenêtres nombreuses, aux volets verts. De distance en distance, d'enormes bâtisses neuves, des hôtels, des établissements de bains. Dans plusieurs rues, des magasins où tout est à la Kneipp, le pain, la biere, les vêtements, le linge, les sandales, etc., etc. Et le portrait de Mgr Kneipp (comme camérier secret il a droit au titre de monseigneur) est partout arboré, étalé. C'est l'enseigne du lieu et Woerishofen y gagne d'être aussi peu banal que sa population.

Il est dix heures du matin. Chaque jour, de neuf à onze heures, et de trois à cinq heures de l'après-midi, ont lieu les consultations, toujours gratuites, du curé Kneipp.

C'est dans le Kurhaus des hommes (il y en a deux autres à Woerishofen, l'un pour les femmes, l'autre pour les enfants) que Mgr Kneipp reçoit les malades. Ce Kurhaus, qui contient soixante-douze chambres, et où le prix de la pension est d'environ 6 francs par jour, est tenu par des frères de la Miséricorde.

Quiconque veut consulter le curé Kneipp se rend donc au Kurhaus des hommes. Là, il doit au préalable faire l'emplette d'un livret spécial (du prix de 3 fr. 75) qui renferme, au milieu d'une foule de conseils imprimés, des pages blanches sur lesquelles le curé inscrira l'ordonnance particulière à chaque malade.

Tour à tour, deux par deux, les malades sont introduits dans le cabinet de consultations. Mgr Kneipp est assisté de plusieurs médecins (il fut poursuivi longtemps pour exercice illégal de la médecines), et de frères, parmi lesquels il faut mentionner le frère Reile, son disciple préféré et son successeur désigné. Le curé de Woerishofen est âgé aujourd'hui de soixante-seize ans. Alerte et robuste dans sa soutane violette, il est une vivante réclame en faveur de l'excellence de son systeme médical. S'il ne marche pas pieds nus, c'est que sa santé est excellente, mais il conte volontiers comment, dans sa jeunesse, l'hydrothérapie lui sauva la vie – précisément afin qu'il pût, par l'hydrothérapie, sauver à son tour beaueoup d'autres existences.

Vous lui exposez votre cas. Une page blanche de votre livret est remplie en un instant par le prêtre-médecin. Selon vos convenances ou votre situation de fortune, vous pourrez suivre le traitement indiqué au Kurhaus, ou dans un établissement de bains, ou dans l'hôtel que vous choisirez, ou même, loin de Woerishofen, dans un des nombreux établissements similaires qui se sont créés en Allemagne, en Suisse, en Belgique et en France.

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Faut-il décrire ici la médication Kneipp : bains locaux ou généraux, affusions, douches, compresses, exercices variés ? Faisons plutot une réclame aux ouvrages et opuscules du curé bavarois : Ma Cure d'eau, Mon Testament, etc., etc., tirés déjà à plus de cent mille exemplaires. La note pittoresque seule, ne l'oublions pas, nous a attiré à Woerishofen.

Quoi de plus pittoresque que les conférences de cinq heures de Mgr Kneipp? Durant la mauvaise saison elles ont lieu dans une vaste salle où, parmi l'auditoire, toutes les classes et toutes les langues sont confondues : le banquier juif côte à côte avec l'humble vicaire, la princesse russe debout près d'une paysanne bavaroise. Woerishofen est le veritable royaume des va-nu-pieds, et le baron de Rothschild n'y est pas mieux chaussé que le pauvre diable hospitalisé par charité au Kurhaus. Dès que reviennent les beaux jours, le cadre de ces conférences change. Le curé-guérisseur les fait au dehors ; une chaire rustique lui est érigée en plein air ; et, à cette foule bigarrée, il parle hygiène, vertus de l'eau et des simples, avec l'abondance et la bonhomie de M. Francisque Sarcey entretenant le public de la Bodinière de la « scene à faire » ou des chansons de Béranger.

Tous les malades qui ont écouté les prédications hygiéniques du vieux prêtre, nous les retrouvons, plus triés, circulant dans l'herbe humide ou la neige des diverses promenades de la ville. Une de ces promenades en ligne droite, récemment installée sur une hauteur, est le rendez-vous de la société la plus relevée de Woerishofen. Une silhouette de clubman fatigué : c'est un descendant des Bourbons d'Italie. Plus loin, voici des Franҫais en costumes de bicyclistes, des etudiants allemands dont les casquettes minuscules, de couleurs variées, laissent la chevelure assez aérée pour n'être pas proscrites par Mgr Kneipp, comme le sont nos chapeaux profonds. Un professeur prussien, accompagné de sa femme et de sa fille, déploie dans son footing une remarquable énergie. Les prêtres sont légion. Et l'on rencontre des Russes en grand nombre, qui attribuent sans doute á la neige de Baviere des qualités curatives que n'a pas la leur.

En 1892, trente mille malades venaient déjà faire une cure à Woerishofen. On en a compté en 1896 plus de soixante mille, dont vingt mille français. Combien sont partis guéris? C'est un bilan trop difficile à établir pour que nous hasardions un seul chiffre. Enregistrons seulement cette déclaration pleine de modestie du curé Kneipp : « L'eau elle-même n'a point le privilège de conférer l'immmortalité. »

Si vous n'êtes allé à Woerishofen que pour satisfaire votre curiosité, et non pour y chercher la guérison, ne vous y attardez pas. Les hôtels sont détestables ; la soupe Kneipp, le pain Kneipp sont immangeables, la bière Kneipp est imbuvable ; et on ne vous sert point d'autre biere, on ne vous offre point d'autre soupe ni d'autre pain. Le spectacle des pieds et des mollets nus et bleuâtres, qui vous a amusé d'abord, devient vite une obsession. C'est vous qui, avec vos bottines et votre pantalon tombant sur le cou-de-pied, êtes ici un personnage singulier, une anomalie. Fuyez Woerishofen, et n'y retournez que si, l'estomac en désordre, les reins délabrés, les nerfs malades, vous voulez tâter, après tant d'autres, de la cure d'eau du curé Kneipp.
PIERRE MOROGES.

[Grafik am Ende des Kneipp-Artikels:]

Le presbytère
[Das Pfarrhaus]

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Die Originalausgabe der Zeitschrift konnte Ende Mai 2021 von einem Anbieter aus Aumage in Frankreich angekauft werden (Sammlung Helmut Scharpf).

Ergänzt wird dieser Beitrag durch eine schöne Lithographie, die Kneipp beim Vortrag in der Wandelbahn zeigt und die als Ansichtskarte am 24.08.1897 von Wörishofen nach Ochsenfurt lief. Carl Fehsenmayer sendet seinem Freund Ludwig Pickel, wohnhaft im Gasthof zur Krone «die herzlichsten und besten Glückwünsche zum hohen Namensfeste». Der eingedruckte Text:
Vortrag ist zwar jeden Tag,
Wenn nichts dazwischen kommen mag.
Alle werden hier belehrt,
Und für die Wasserkur bekehrt.